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La production de pétrole des Emirats Arabes Unis divisée par deux avec la guerre
information fournie par Reuters 16/03/2026 à 12:46

Zone pétrolière de Fujairah, après l'interception d'un drone par les défenses aériennes, selon le bureau des médias de Fujairah

Zone pétrolière de Fujairah, après l'interception d'un drone par les défenses aériennes, selon le bureau des médias de Fujairah

La production pétrolière des Émirats arabes ‌unis a chuté de plus de moitié, la fermeture de facto du détroit ​d'Ormuz provoquée par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran ayant contraint le géant pétrolier national ADNOC à procéder à des arrêts de production de ​grande ampleur, selon deux sources.

Environ un cinquième de la production mondiale de brut transite par ce détroit ​en temps normal et sa fermeture imposée ⁠par Téhéran fait flamber les cours du pétrole, qui évoluent à un plus ‌haut de quatre ans.

Le président américain Donald Trump a dit dimanche soir à des journalistes que son administration était en contact avec ​sept pays - sans les ‌identifier - afin d'obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d'Ormuz.

Le ⁠Japon et l'Australie ont tous deux déclaré qu'ils n'enverraient pas de navires pour faciliter le passage du détroit.

Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, ⁠a pour sa part ‌dit qu'il était dans l'intérêt de l'UE de rouvrir le passage, ⁠ajoutant que les 27 pays membres allaient discuter des moyens qu'ils pourraient mettre ‌en oeuvre pour trouver une solution.

Plus tôt dans la journée, des ⁠sources ont dit à Reuters que les opérations de chargement ⁠de pétrole avaient été ‌suspendues au port de Fujaïrah, le plus important des Emirats arabes unis, à ​la suite d'une attaque de drones.

La production ‌pétrolière des Émirats arabes unis a été légèrement inférieure à 3,4 millions de barils par jour en ​janvier, soit plus de 3% de la demande mondiale, selon des sources en lien avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, organisation dont les Émirats ⁠arabes unis sont le troisième plus grand producteur.

Selon des données Reuters, l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep, a réduit sa production d'environ 20% depuis le début du conflit, qui a éclaté le 28 février. L'Irak, deuxième plus gros membre de l'Opep, a quant à lui réduit sa production d'environ 70%.

(Yousef Saba et Florence Tan, version ​française Benoit Van Overstraeten)

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